De la peinture au dessin, en passant par la sculpture, l'édition, les installations, les vidéos ou les performances, la foire réunit pratiquement tous les arts.
Quelque 300 galeries européennes, asiatiques, africaines et du continent américain sont présentes dans la halle de la foire de Bâle. Elles ont été sélectionnées par un jury de galeristes parmi un nombre record de 1100 candidats.
Les Etats-Unis sont le pays le plus représenté avec 75 galeries, devant l'Allemagne (56), la Suisse (33), la Grande-Bretagne (28), la France (26) et l'Italie (22).
Multiples événements
En dépit d'une conjoncture morose, qui a entraîné le monde dans une des plus sévères crises économiques depuis la Seconde guerre mondiale, Art Basel a enregistré une fois de plus un nombre record de 1100 candidatures pour son exposition, ont indiqué mardi les organisateurs (lire encadré ci-dessous).
L'an dernier, quelque 60'000 personnes avaient fait le déplacement de la cité rhénane. Le prix des oeuvres mises en ventes varie entre quelques milliers pour les réalisations de jeunes artistes et plusieurs millions de francs pour les pièces majeures.
«Art Basel» se divise en divers secteurs. L'un d'entre eux présente des spectacles joués par 15 artistes du Théâtre de Bâle. Des foires parallèles se déroulent en outre dans toute la ville. Il en va ainsi par exemple de «Liste 09 - The Young Art Fair», dans l'ancienne brasserie Warteck. Cette exposition présente 160 jeunes artistes.
Dans la halle 5 de la foire de Bâle, 29 galeries exposent des oeuvres de design contemporain et historique à l'enseigne de «Design Miami/Basel». Cette présentation se déroule jusqu'à samedi.
Les amateurs d'art moderne sont eux invités à visiter l'exposition américaine «Scope». Elle a lieu au Landhof-Areal. Quatre-vingt-cinq galeries y sont représentées.
agences/sbo
La foire se défend d'entretenir la spéculation de l'art
Les 300 exposants triés sur le volet de la 40e édition d'Art Basel, plus grande foire d'art contemporain au monde, affichaient mardi leur sérénité face à la crise économique qui, selon eux, n'a pas entamé l'enthousiasme des collectionneurs.
Dans les allées interminables du parc des expositions de Bâle, dans le nord de la Suisse, une foule éclectique d'amateurs excentriques ou vêtus de sérieux costumes trois-pièces déambulait entre les stands des exposants. Parmi les visiteurs les plus remarqués, l'acteur américain Brad Pitt flânait tranquillement dans la foule, sous l'oeil brillant de ses admiratrices.
Même si pour le codirecteur de la foire, Marc Spiegler, «l'art est devenu un marché global», il semble mieux résister à la crise que d'autres secteurs. «Les gens qui ont spéculé dernièrement ont pas mal perdu d'argent», a affirmé Marc Spiegler, lors d'une conférence de presse.
«Il faut acheter l'art pour lequel on est passionné», a-t-il souligné, rejetant l'idée d'un art uniquement destiné à l'investissement. «Quand on achète l'art en spéculant, on prend toujours un risque. La plupart des gens qui ont acheté en suivant leurs propres idées, leur personnalité, ont des collections qui ont gagné en valeur, parce qu'elles ont une âme», a-t-il insisté.