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Revue de presse

Du lundi au vendredi à 7h35 sur La 1ère

Chaque matin à 7h35, Jean-François Moulin et Stéphane Deleury parcourent la presse quotidienne et magazine, pour vous donner un aperçu de l'actualité vue par la presse écrite.

Vous pouvez retrouver ici les liens internet sur les divers sujets abordés dans cette revue de presse, pour compléter votre information.

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LUNDI  MARDI 
mardi, 9 février 2010 

Hans-Rudolf Merz assure la permanence alors que ses collègues ont quitté la Suisse.
Hans-Rudolf Merz assure la permanence alors que ses collègues ont quitté la Suisse.
Agrandir l'image Hans-Rudolf Merz assure la permanence alors que ses collègues ont quitté la Suisse.   [Keystone]

Les vacances hivernales du Conseil fédéral inquiètent

La presse romande se revient allègrement sur la survie miraculeuse du jeune skieur d'Evolène sous une avalanche. Vos quotidiens s'inquiètent de l'absence des conseillers fédéraux et analysent la victoire de Viktor Ianoukovitch lors de la présidentielle ukrainienne. Les journaux du jour relaient également l'idée naissante du congé grand-parental.

Vacance du pouvoir à Berne

Le Conseil fédéral est bel et bien physiquement absent de Berne. Il ne siègera pas cette semaine pour cause de vacances ou de voyages à l'étranger. Doris Leuthard est à Vancouver, Micheline Calmy-Rey en Tanzanie et Moritz Leuenberger à La Corogne. Cette absence du pouvoir inquiète certains élus, quand bien même le collège peut bien sûr prendre des décisions par téléphone. Il n'empêche, titre Le Temps , que "le secret bancaire peut bien vaciller, l'agenda fédéral reste de marbre". Et le quotidien de commenter l'événement par une caricature signée Chappatte. Le dessinateur esquisse les traits d'un Palais fédéral devant lequel figure un panneau où il est écrit, "8 au 14 février, relâche du Conseil fédéral", alors qu'un huissier répond au téléphone: "Je ne peux vous passez aucune personne compétente, il n'y a que Merz".

Le miraculé d'Evolène se confie

Le survivant fait à nouveau la Une de presque tous vos journaux, ce matin. Il faut dire que le jeune Vaudois, sur son lit d'hôpital, s'est exprimé hier face aux journalistes. "Bonheur de miraculé", titre Le Nouvelliste , qui publie une photo de Cédric aux côtés de sa mère. "Je me suis dit: il faut qu'ils reviennent", relate la Tribune de Genève . "Ils", ce sont les sauveteurs lorsque le jeune étudiant a entendu au matin le bruit de l'hélicoptère des secours. "J'ai imploré Dieu", cite, quant à lui, Le Matin . "J'ai pris trop de risques", confie-t-il enfin en Une de 24 heures . Le jeune homme regrette sa conduite, estimant qu'il s'est conduit stupidement. D'autant plus qu'il y a cinq ans, le père de Cédric s'était tué juste en face du lieu de l'accident de son fils. Les journaux s'empressent également de détailler les circonstances du miracle. Le Matin explique point par point les conditions de survie du jeune homme. Le fait qu'il n'a pas souffert d'hypothermie grâce à son équipement fiable. Le mot de conclusion de cette affaire revient à la maman, toujours dans Le Matin: "Il a grandi de quelques années durant cette nuit. Le 7 février, on le fêtera comme un deuxième anniversaire."

"La revanche de l'homme de Moscou"

C'est le titre du long portrait que consacre Libération à ViKtor Ianoukovitch, vainqueur de l'élection présidentielle en Ukraine. Un portrait que reprend La Liberté. On y découvre un homme au passé de trublion et de fraudeur que laissait présager une enfance difficile. Adolescent, Il sombre dans la délinquance. Il est condamné à deux reprises à 17 ans et à 20 ans de prison. En 1978, il sera finalement reconnu non coupable, affirme-t-il. Pour ses adversaires, ce revirement juridique est dû uniquement à ses appuis politiques, voire à ses liens avec le KGB. Quinze ans plus tard, on le retrouve à la tête d'importantes entreprises jusqu'à sa nomination de gouverneur du Donetsk. Le Président Léonid Koutchma en fait alors son successeur en 2004. Son élection sera annulée sous la pression de la rue. La suite on la connaît... Pour Stéphane Bussard du Temps, le scrutin de dimanche n'en marque pas moins le second échec des tenants d'une extension de l'OTAN aux portes de la Russie, après la guerre entre Tbilissi et Moscou. Quant à l'Union européenne, elle a préféré rester à l'écart jugeant plus important une stabilité régionale que des ennuis à répétitions entre Kiev et Moscou qui perturbent son approvisionnement en gaz. La victoire de Ianoukovitch, c'est aussi la fin d'une illusion, note encore le journaliste dans son éditorial : celle de croire qu'une révolution fortement inspirée de l'étranger peut produire des effets durables.

Pour un congé grand-parental

On devient grand-mère de plus en plus jeune, soit à 53 ans en moyenne pour les Suissesses, nous apprend Le Temps . Conséquence: beaucoup d'entre-elles diminuent leur temps de travail pour garder leurs petits-enfants. C'est un phénomène relativement récent, puisqu'auparavant la plupart des "mamies" n'exerçaient pas d'activité professionnelle. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas et cette situation incite les entreprises à s'adapter. La société française Rhodia active dans la chimie a ainsi lancé un congé grand-parental. Rhodia en fait même un instrument de marketing. Concrètement, à partir de 50 ans, chaque employé peut diminuer son temps de travail jusqu'à 80%. En échange, et bien il prolongera sa présence au sein de la compagnie, même au-delà de la l'âge de la retraite.

os, avec Raphaël Aubert et Stéphane Deleury, RSR



LUNDI  MARDI 
lundi, 8 février 2010 

La bataille entre Oracle et Alinghi va enfin pouvoir se dérouler sur l'eau.
La bataille entre Oracle et Alinghi va enfin pouvoir se dérouler sur l'eau.
Agrandir l'image La bataille entre Oracle et Alinghi va enfin pouvoir se dérouler sur l'eau.   [Keystone]

Coupe de l'America: place au sport!

Après s'être affrontés pendant des mois en justice, Oracle et Alinghi se lancent enfin à l'eau ce lundi pour se disputer la Coupe de l'America, se réjouit la presse romande. Il en est un, en revanche, qui peine à se maintenir à flot. C'est le secret bancaire suisse, ce navire qui prend l'eau de toute part, quand il n'est pas coulé par son propre capitaine. Le franc suisse, lui, s'envole face aux devises étrangères, au point de retrouver sa fonction de valeur refuge.

Alinghi à la barre

"Et maintenant à l'eau", c'est le titre du Nouvelliste de ce matin qui résume assez bien le sentiment général, alors que doit débuter la Coupe de l'America. Après des mois, sinon des années de régates judiciaires, comme l'écrit le quotidien valaisan, Oracle et Alinghi vont enfin en découdre sur l'eau au large de Valence. La première régate doit commencer ce lundi à 10 heures. Le Matin a la bonne idée de publier une sorte de vade mecum sur cette épreuve. Son titre: "La Coupe de l'America pour les nuls", pour comprendre qui fait quoi sur le catamaran Alinghi. Le Temps dresse le portrait de James Spithill, prodige de la voile et maître de l'Oracle. C'est lui qui barrera ce matin le défi américain. Plusieurs interviews d'Ernesto Bertarelli à lire dans les lignes du Temps, de 24 heures et de la Tribune de Genève . Le catamaran Suisse est souvent relégué en fin de cahier sportif dans la presse alémanique, signe du désintérêt de nos concitoyens germanophones pour les régates de Valence. Alinghi peut en revanche compter, révèle le Blick , sur le soutien massif des Espagnols. Le bateau suisse est le seul à se présenter régulièrement au public. Oracle, cultive lui le secret en s'entraînant sur une base éloignée.

Vous avez dit secret bancaire?

Le secret bancaire et l'attitude que doit observer le Conseil fédéral. Dans La Liberté, Michel Halpérin, avocat et président des libéraux genevois, lance en quelque sorte un appel au calme. Les agressions de la part d'Etats étrangers ne doivent pas être prises à la légère, estime-t-il, mais ne justifient aucunement ce mouvement de panique. C'est aussi d'une certaine façon l'avis de Serge Gumy, dans 24 heures et la Tribune de Genève , qui décidément ne comprend pas l'attitude d'Hans-Rudolf Merz qui, "le pistolet sur la tempe, se tire une balle dans le pied." Avant même que les négociations commencent, Hans-Rudolf Merz dévoile son jeu en entrouvrant la porte à l'échange automatique d'information entre administrations fiscales. Enfin, un dessin de Reinette en dernière page du Nouvelliste , où trois banquiers discutent de Falciani, l'homme à l'origine de l'affaire HSBC. "Ce Falciani, il faudrait qu'on s'en débarrasse définitivement", dit l'un des banquiers. A quoi un autre répond, "on pourrait lui offrir une Toyota".

Le franc décolle

Le franc suisse continue de s'apprécier et retrouve même en douceur sa valeur de refuge, titre Le Temps . Plus 3,1% face à l'euro, 4,3% face à la livre et plus de 5% face au dollar. Les six derniers mois ont profité au franc suisse, malgré plusieurs interventions, la Banque nationale n'est pas parvenue à enrayer une hausse préjudiciable aux exportations. Comme par le passé la devise helvétique rassure les investisseurs. Alors évidemment, la santé économique et financière du pays, moins malmené par la crise que ses voisins, contribue à cet attrait. Au point de contrebalancer le peu d'attractivité des placements en francs suisses, moins de 2%. La devise suisse retrouve ainsi le rôle qui a été le sien au cours des décennies d'après-guerre: celui d'un véhicule de placement réputé à l'abri des mauvaises surprises.

Emeutes à Zurich

Le chaos à Zurich, titre la Neue Zürcher Zeitung . Les Zurichois ont été surpris par la violence qui a déferlé dans les rues de la ville dans la nuit de samedi à dimanche. Une centaine de jeunes se sont réunis près de la gare. Ils ont commencé à casser des voitures et des vitrines. Effet boule de neige, ce groupe a ensuite été rejoint au fil de ses pérégrinations par des fans de foot, mais aussi par des jeunes alcoolisés qui sortaient des bars. Résultat de cette expédition nocturne: des centaines de milliers de francs de dégâts. La police a été complètement dépassée par cette manifestation spontanée d'un nouveau genre. Les politiciens, rapporte le Tages-Anzeiger , demandent ce matin plus de moyens pour la sécurité.

sbo, avec Raphaël Aubert et Stéphane Deleury, RSR