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Quinze minutes

Diffusion le samedi à 12h40 sur La 1ère et 13h10 sur Espace 2, reprise en soirée à 22h40 sur La 1ère

Cette émission cherche à cultiver la forme du reportage radio. Elle se présente comme un récit vivant, sonorisé, raconté comme une histoire, tout en étant en prise directe sur le monde.

"Quinze minutes" veut enrichir l'actualité traitée au jour le jour par des regards originaux sur les choses et les gens. Son ambition est aussi d'illustrer et de faire vivre des situations liées aux grandes thématiques de société.



samedi, 13 mars 2010

Chaque utilisateur de Facebook se connecte en moyenne une quarantaine de fois par mois sur le site.
Chaque utilisateur de Facebook se connecte en moyenne une quarantaine de fois par mois sur le site.
Agrandir l'image Chaque utilisateur de Facebook se connecte en moyenne une quarantaine de fois par mois sur le site.   [Reuters]

"Ma vie, mes amis, mes écrans"

Les réseaux sociaux sont en pleine expansion. Facebook, Twitter, MSN, LinkedIn font désormais partie de notre quotidien numérique. A titre d'exemple, un Suisse sur quatre détiendrait aujourd'hui un compte sur Facebook. Chaque utilisateur se "logue" en moyenne 40 fois par mois sur le site, selon la spécialiste Sabine Dufaux.

Un reportage de Patrick Le Fort et Mathieu Ballmer.

Ces moyens de communication se font omniprésents, car ils sont devenus mobiles. Avec les ordinateurs portables et les téléphones portables de dernière génération, les conversations en ligne peuvent avoir lieu en tout endroit, à n'importe quelle heure de la journée ou de la nuit.

Oanh, 16 ans, passe trois heures par jour sur les réseaux sociaux.
Oanh, 16 ans, passe trois heures par jour sur les réseaux sociaux.
Agrandir l'image Oanh, 16 ans, passe trois heures par jour sur les réseaux sociaux.   [Patrick Le Fort / RSR]

Jusqu'à la violence

Cet accès facilité à la communication globale a aussi son revers de la médaille. Dans les familles avec adolescents, les sites de socialisation deviennent un sujet de friction entre parents et enfants. Les filles sont généralement plus enclines à utiliser les réseaux sociaux, alors que les garçons préfèrent d'ordinaire les jeux en ligne.

Dans les cas extrêmes, les utilisateurs peuvent développer une véritable cyberaddiction. D'après le psychologue Philip Nielsen, éteindre d'un coup tous les écrans n'est pas une solution idéale: il assiste de plus en plus souvent à des éruptions de violence chez des jeunes privés de leurs appareils.



samedi, 6 mars 2010

La lutte politique pour la légalisation de l'avortement a débuté en 1971 en Suisse, avec le lancement d'une première initiative populaire.
La lutte politique pour la légalisation de l'avortement a débuté en 1971 en Suisse, avec le lancement d'une première initiative populaire.
Agrandir l'image La lutte politique pour la légalisation de l'avortement a débuté en 1971 en Suisse, avec le lancement d'une première initiative populaire.   [Keystone]

"J'ai avorté"

À l'heure où l'Espagne vient d'adopter définitivement une loi qui autorise les femmes à décider librement, et dans un délai de 14 semaines d'aménorrhée, d'interrompre leur grossesse, le débat sur ce libre choix ressurgit dans plusieurs pays, dont la Suisse.

Un reportage de Magali Philip, réalisé par Christophe Esseiva.

Un comité constitué de politiciens avec le soutien de l'association antiavortement "Mamma" a en effet annoncé, au début de l'année, le lancement d'une initiative intitulée "Financer l'avortement est une affaire privée".

Ce comité souhaite que les interruptions de grossesse ne soient plus remboursées dans le cadre de l'assurance maladie de base, mais qu'elles dépendent des assurances complémentaires. Outre les arguments de réduction des coûts de l'assurance maladies mis avant, les initiants estiment que "personne ne doit être tenu de financer avec ses primes les avortements d'autrui".

Un discours qualifié d'insidieux, de dangereux même par les gynécologues, les médecins et autres professionnels de la santé qui voient clairement dans cette initiative une remise en cause du droit des femmes à interrompre leur grossesse.

Un combat de 30 ans

Le droit à l'IVG a été acquis en 2002, avec l'acceptation en votation populaire du régime du délai, soit la liberté accordée aux femmes d'interrompre ou non jusqu'à 12 semaines une grossesse non désirée.

Actuellement, avec un taux de 6,5‰ femmes de 15-44 ans, la Suisse est l'un des pays qui pratiquent le moins d'interruptions de grossesse. Le taux pour 100 naissances se situe à 13,5, soit moins d'une grossesse sur 8 qui est interrompue aujourd'hui, alors que cette proportion était estimée à 1 sur 3 dans les années 60.

"Quinze minutes" est allée à la rencontre des femmes: celles qui se sont battues pour que l'avortement ne soit plus un crime en Suisse (un combat de plus de 30 ans depuis le projet d'une première initiative en 1971) et celles qui aujourd'hui ont le choix de mener ou non à terme leur grossesse.

Son reportage vous emmènera du parking d'une maternité à la cuisine crasseuse d'une faiseuse d'ange, en passant par le cabinet d'un gynécologue et du bureau d'un conseiller en santé sexuelle au salon d'une militante de la première heure.