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Dernière mise à jour : 8 novembre 2008 à 22:21

  • Le G20 en bref

    Le G20 réunit les pays avancés du G7, à savoir l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie et le Japon.

    Ce groupe comprend aussi les BRIC ainsi que l'Afrique du Sud, l'Arabie saoudite, l'Argentine, l'Australie, la Corée du Sud, l'Indonésie, le Mexique et la Turquie.

    L'Union européenne en est le 20ème membre.

    La présence de l'Espagne au G20 le 15 novembre été confirmée vendredi soir par la présidence française de l'UE. L'Etat hispanophone ne doit sa présence qu'au geste français de lui céder un de ses deux sièges (l'un en tant que membre du G7 et l'autre en tant que pays présidant l'Union européenne).

  • Pas de Bretton Woods II en perspective

    Le prochain sommet du G20 ne va pas déboucher sur un nouveau Bretton Woods, a affirmé le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn.

    "Les choses ne vont pas changer du jour au lendemain. On a mis deux ans à préparer Bretton Woods. Beaucoup de gens parlent d'un Bretton Woods II. Ca sonne bien mais nous n'allons pas créer un nouveau traité international", a indiqué Dominique Strauss-Kahn dans une interview publiée samedi par le quotidien britannique Financial Times.

    Le FMI a été créé dans le cadre des accords de Bretton Woods qui tracèrent les grandes lignes du système financier international en 1944.

  • EN LIEN

Les Brésiliens Guido Mantega et Luiz Lula ont ouvert la réunion. Les Brésiliens Guido Mantega et Luiz Lula ont ouvert la réunion.   [Keystone]

Crise: mobilisation pour réformer le système

Les grands argentiers du G20, rassemblant les pays émergents et les économies les plus avancées, ont entamé samedi à Sao Paulo une réunion pour esquisser une réforme du système financier mondial réclamée par les Européens et les pays émergents.

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a ouvert cette réunion, qui rassemble des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales des pays du G20. Ceux-ci représentent 85% du PIB mondial.

Cette réunion doit ouvrir la voie au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement convoquée par le président américain George W. Bush le 15 novembre à Washington, sous la pression des Européens, pour tenter de trouver une réponse coordonnée à la crise mondiale, la pire depuis celle de 1929.

D'après le FMI, la récession frappera les Etats-Unis, l'Europe et le Japon, mais toute la planète en pâtira: la croissance mondiale se réduira à un maigre 2,2% en 2009 contre 3,7% en 2008.

La veille, les dirigeants européens réunis à Bruxelles comme les quatre grands pays émergents dits BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) à Sao Paulo, ont appelé à une refonte rapide du système financier international.

Revendications du BRIC

«Nous sommes arrivés à la conclusion qu'il devait y avoir une reformulation, une réorganisation du système financier mondial», a déclaré le ministre brésilien de l'Economie Guido Mantega, résumant les discussions avec ses homologues des BRIC.

Il a affirmé que le système mis en place par les accords de Bretton Woods en 1944 était dépassé et avait besoin de prendre en compte le poids économique des pays émergents.

Les BRIC ont réclamé une réforme du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale en vue d'un meilleur équilibre entre les pays avancés. Ils demandent aussi un développement et un renforcement du G20 avec des réunions de chefs d'Etat.

Les 27 ont discuté entre eux vendredi de la réforme.
Les 27 ont discuté entre eux vendredi de la réforme.
Agrandir l'image Les 27 ont discuté entre eux vendredi de la réforme.   [Keystone]

Frein américain

Les dirigeants européens ont demandé des résultats dès le début 2009, juste après l'entrée en fonction de Barack Obama.

Selon les analystes, il était peu probable que les Etats-Unis, en pleine période de transition à la Maison Blanche s'engagent dès maintenant sur des actions concrètes. «Les actions décisives devront attendre la prise de fonctions en janvier du nouveau président» américain Barack Obama qui a promis vendredi de s'attaquer «de front» à la crise, a déclaré Carl Weinberg, chef économiste du centre d'analyses High Frequency Economics.

ats/afp/bri