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Dernière mise à jour : 17 janvier 2007 à 09:27

  • Cancer du pancréas: un espoir?

    Un traitement de chimiothérapie a doublé la période durant laquelle les personnes opérées d'un cancer du pancréas n'ont pas connu de résurgence de la tumeur, selon une étude publiée mardi aux USA. Cet essai clinique a été conduit en Allemagne et en Autriche sur 368 malades après qu'ils eurent subi une opération pour retirer la partie du pancréas touchée par la tumeur cancéreuse.

    Les 179 sujets traités avec le médicament Gemzar ou gemcitabine n'ont pas connu de réapparition de leur cancer pendant 13,4 mois après l'opération comparativement à 6,9 mois pour les 175 n'ayant pas pris ce médicament, précisent les auteurs de cette recherche parue dans le Journal of the American Medical Association (JAMA). "Les résultats de cet essai clinique montrent aussi que le gemcitabine avait eu des effets secondaires toxiques minimum et n'affectait pas la qualité de vie du malade".

    Le cancer du pancréas est l'un des cancers les plus meurtriers avec seulement un malade sur dix survivant 5 ans après le diagnostic. En outre il se répand rapidement aux autres organes ce qui dans de nombreux cas le rend inopérable.

    Plus de 232'000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année dans le monde ce qui en fait le 4e cancer le plus fréquent.

  • EN LIEN

Les tumeurs cancéreuses pourraient être réduites avec cette molécule Les tumeurs cancéreuses pourraient être réduites avec cette molécule   [Keystone]

Cancer: découverte majeure au Canada

Des scientifiques canadiens ont fait une découverte qui pourrait révolutionner le traitement du cancer. Ils ont en effet démontré qu'une petite molécule peu toxique et peu coûteuse entraîne la mort des cellules cancéreuses.

Des travaux du Dr Evangelos Michelakis de l'université d'Alberta ont montré que cette molécule, le dichloroacétate (DCA), pouvait provoquer une régression de plusieurs cancers, notamment du poumon, du sein et de tumeurs du cerveau, a précisé l'université dans un communiqué. Le résultat, encore préliminaire, a été publié mardi dans la revue médicale Cancer Cell.

Réduction des tumeurs

Le DCA semble réparer les dommages causés par le cancer aux mitochondries, les unités au sein des cellules qui convertissent les nutriments en énergie. Son utilisation a eu pour conséquence une "réduction de tumeurs cancéreuses à la fois dans les éprouvettes et sur des animaux".

"Je pense que le DCA peut être utile contre le cancer car il attaque un processus fondamental dans le développement du cancer et qui est propre aux cellules cancéreuses", fait valoir le Dr Michelakis.

Cellules reprogrammées

Les cellules cancéreuses suppriment leurs mitochondries, ce qui donne à ces dernières un avantage sur les cellules non-cancéreuses. Comme les mitochondries contrôlent la mort des cellules, ce phénomène empêche les cellules cancéreuses de mourir. Mais, selon le Dr Michelakis, le DCA permet de renverser ce phénomène et de reprogrammer les cellules cancéreuses pour qu'elles redeviennent mortelles.

"Le DCA va restaurer la fonction mitochondriale induisant la mort de la cellule cancéreuse", a expliqué le Dr Sébastien Bonnet, qui fait partie de l'équipe de chercheurs. En outre, le "DCA n'a aucun effet sur les cellules saines alors qu'actuellement les médicaments ne sont pas capables de faire la différence entre une cellule cancéreuse et une cellule saine", a-t-il ajouté.

Pour plusieurs cancers

L'intérêt du DCA est que cette substance "pourrait permettre de traiter différentes formes de cancer car toutes les formes de cancer suppriment la fonction mitochondriale", souligne le Dr Michelakis. Il est en outre facilement absorbable par l'organisme par voie orale et il s'agit d'une molécule "relativement non-toxique", qui peut être testée immédiatement sur des patients cancéreux, ajoute-t-il.

"Ces recherches préliminaires sont encourageantes et apportent de l'espoir à tous ceux qui souffrent du cancer", a déclaré le Dr Philip Branton, directeur scientifique pour le cancer des Instituts de recherche en santé du Canada, qui ont financé les travaux du Dr Michelakis et de son équipe.

afp/tac